Semaine de l’industrie 2018

L’INDUSTRIE FABRIQUE  LE MONDE DE DEMAIN

UNE INDUSTRIE DE SOLUTIONS

L’industrie porte une solution face au chômage de masse que nous connaissons dans notre pays : pour chaque emploi créé dans la

métallurgie, 2 emplois sont créés dans les autres secteurs selon l’Observatoire paritaire et prospectif des métiers et des qualifications de

la métallurgie. C’est l’industrie qui répondra aux défis de demain car elle est capable d’inventer et de produire des réponses innovantes

aux enjeux et aux mutations de notre monde : une énergie décarbonée, la médecine à distance, la généralisation du haut débit…

UNE INDUSTRIE D’INNOVATIONS

Depuis quelques années, avec des technologies nouvelles et dans un contexte de marchés mondialisés, l’industrie fait sa révolution.

Cette révolution se traduit par l’apparition de nouveaux métiers, de nouveaux emplois, par des changements profonds dans les modes

d’organisation du travail, dans les usines où les robots viennent assister les ouvriers de plus en plus qualifiés.

De nouvelles technologies de production apparaissent : par exemple, la fabrication additive qui constitue une vraie révolution pour la

métallurgie et l’usinage en particulier.

Cette révolution se traduit aussi par le développement de nouveaux modèles d’affaires : des partenariats entre des acteurs traditionnels

et des start-up pour changer la manière de produire.

UNE INDUSTRIE ATTRACTIVE

Portée par la révolution qu’elle connait, l’industrie a des atouts pour intéresser et même susciter l’envie pour les jeunes générations :

• un environnement de travail profondément transformé par le numérique

• de nouveaux métiers en phase avec leurs attentes et leurs compétences quasi innées : data scientist, programmeur industriel,

technologue, roboticien, ingénieur cobot, technicien 3D, expert en ingénierie virtuelle…

• une organisation du travail qui favorise la créativité et l’esprit entrepreneurial, tout en misant sur la responsabilité et le collaboratif.

Selon une étude récente réalisée par Opinion Way, 70 % des Français pensent que l’industrie propose des métiers d’avenir

et, pour 86 % qui demandent de véritables compétences. 57 % recommanderaient à leurs enfants de travailler dans l’industrie.

UNE INDUSTRIE QUI RECRUTE : 100 000 RECRUTEMENTS PAR AN D’ICI 2025

En 2016, ce sont plus de 120 000 personnes qui ont rejoint les entreprises industrielles représentées par l’UIMM. En dépit d’un contexte

économique difficile et d’une érosion continue de l’emploi industriel depuis plusieurs années, les entreprises industrielles continuent à ne

pas trouver les compétences dont elles ont besoin pour se développer.

L’Observatoire paritaire et prospectif des métiers et des qualifications de la métallurgie a réalisé en septembre 2014 l’étude d’impact

du Pacte de responsabilité sur la dynamique de la branche en termes d’emploi. Le scénario prenant en compte les effets du CICE et

les allègements de charges sociales et fiscales annoncées dans le Pacte de responsabilité estime le besoin de recrutement dans les

secteurs de la métallurgie à plus de 100 000 personnes par an d’ici 2025. Une partie de ces besoins provient d’une vague massive de

départs à la retraite dans les prochaines années. Le reste est lié à l’inadéquation entre les besoins des entreprises et les qualifications

des demandeurs d’emploi, en particulier sur nos métiers qui souffrent d’un manque d’attractivité.

DES METIERS VARIES ET A LA POINTE DE L’INNOVATION

Si dans tous les secteurs, les entreprises recrutent des soudeurs, des mécaniciens, des techniciens de maintenance, des usineurs, des

chaudronniers, les innovations actuelles et futures renouvellent profondément les façons de travailler, de produire et de concevoir. Les

métiers existent toujours mais la manière de travailler n’est plus la même.

Les métiers de demain exigeront des compétences différentes. L’organisation du travail change également, avec le développement du

mode projet et l’utilisation des nouvelles technologies : désormais, les tests sont effectués grâce à des simulateurs de réalité virtuelle

augmentée et la production à l’aide de robots et de machines à commandes numériques. Ces derniers permettent également de

meilleures conditions de travail des salariés et de mettre à profit l’intelligence de l’homme à travers le travail en équipe.

Du fait de la globalisation de l’économie, la plupart de ces métiers portés par l’innovation nécessitent la pratique de langues étrangères

comme l’anglais, l’allemand ou encore le mandarin. Les marchés se déplacent vers les pays émergents et les industries recherchent des

techniciens, des commerciaux et des chargés d’affaires prêts à voyager aussi bien au Brésil qu’en Inde ou en Chine.